Mort dans un refuge pour sans-abri de Toronto : meurtre ou accident?
Le procès de Kenneth Bellamy approche de la fin à Toronto avec la conclusion des plaidoiries jeudi. Dans leurs arguments finaux, la Couronne et la défense ont présenté les thèses du meurtre non prémédité et de l'accident mortel, respectivement. L’homme de 45 ans est accusé d'avoir tué son amie Tracy Iannuccilli dans un refuge pour sans-abri de North York en 2023 et de s'y être barricadé durant 38 heures. La défense soutient que la mort de Tracy Iannuccilli est Kenneth Bellamy a admis lors du procès qu’ils étaient tous les deux intoxiqués l'après-midi du 28 juin 2023 et que Tracy avait saisi le canif à double lame qu'il portait à son cou après lui avoir dit qu'elle préférait se droguer que de se préoccuper de leurs enfants. Tracy Iannuccilli, 44 ans, était mère de deux enfants selon l'avis de décès. Photo : Facebook Me Dulysh souligne que son client est le seul à savoir ce qui s'est passé durant son confinement et que les preuves de la Couronne ne sont que circonstancielles. Elle rappelle que Tracy et son client ont vécu L'avocate ajoute que les problèmes de dépendance de Tracy ont débuté avec des anti-douleurs après la saisie de leurs filles et que son client l'a imité en se droguant Elle mentionne que des employés du refuge ont raconté au procès que Tracy Iannuccilli était Kenneth Bellamy et Tracy Iannuccilli lors de jours plus heureux. L'homme de 45 ans est accusé du meurtre prémédité de la femme de 44 ans en 2023 à North York. Photo : Facebook Me Dulysh explique que son client ne se souvient plus très bien de ce qui s'est passé parce qu'il était drogué et que les médicaments pour le sevrer en détention ont affecté sa mémoire. L'avocate précise que Kenneth Bellamy n'a pas fabriqué de preuves au sujet de la bagarre avec la victime, mais qu'il ne se souvient pas effectivement de la date exacte à laquelle Tracy est morte. Elle mentionne néanmoins que son client ne faisait que se défendre et qu'ils sont tombés durant leur lutte sur le lit, elle la première. Des policiers tentent de parlementer avec l'accusé, Kenneth Bellamy, qui s'est barricadé dans son logement, dans un ancien hôtel converti en résidence pour sans-abri le 30 juin 2023. Photo : AVEC L'AUTORISATION DE LA COUR SUPÉRIEURE DE L'ONTARIO L'accusé avait dit qu'il était tombé de tout son poids sur Tracy, qui s'était alors lacérée la gorge et qu'il n'a jamais eu en sa possession le canif. Me Dulysh rappelle que son client n'avait pas réalisé que Tracy était gravement blessée, qu’il l'avait alors menée à la salle de bain pour lui faire prendre une douche et qu'il était retourné dans la chambre. Les policiers décident d'appeler l'unité d'intervention d'urgence de leur service après que l'individu a menacé de se jeter du haut du 10e étage de son logement. Photo : AVEC L'AUTORISATION DE LA COUR SUPÉRIEURE DE L'ONTARIO Me Dulysh précise que le pathologiste avait expliqué lors du procès qu'il n'était pas impossible que Tracy se soit mortellement blessée dans la bagarre. L'avocate explique que son client s'était barricadé dans la chambre, parce qu'il avait peur et qu'il était intoxiqué. Le procureur Kene Canton soutient au contraire que Kenneth Bellamy a Arrivée de quatre membres de l'unité d'intervention d'urgence de la police de Toronto, 1 heure et 20 minutes après l'arrivée des policiers, le 30 juin 2023. Photo : AVEC L'AUTORISATION DE LA COUR SUPÉRIEURE DE L'ONTARIO Me Canton ajoute qu'il ne fait aucun doute que l'accusé voulait intentionnellement tuer sa conjointe et qu'elle n'a jamais eu en sa possession un couteau. Il reconnaît que l'arme du crime n'a jamais été retrouvée, mais les coupures et lacérations relevées sur la victime démontrent, selon lui, que la mort de Tracy est bien un meurtre. Le procureur Canton explique que l'accusé a immobilisé Tracy avec ses genoux à la hauteur des épaules de la victime et qu'il lui a lacéré le visage avec le couteau avant de lui trancher la gorge. Kenneth Bellamy est escorté par des policiers après avoir accepté de sortir de son appartement 38 heures après s'y être enfermé avec sa petite amie, la victime Tracy Iannuccilli, le 30 juin 2023. Photo : AVEC L'AUTORISATION DE LA COUR SUPÉRIEURE DE L'ONTARIO Me Canton affirme que le récit de l'accusé était truffé de Le procureur assure que Kenneth Bellamy a tenté d'effacer à l'eau de javel les traces de son crime, qu'il a retourné le matelas tâché de sang et qu'il a caché la victime sous le lavabo avec une couverture et des serviettes. L'ancien Hôtel Edward Village qui a été transformé en refuge pour sans-abri à Toronto. Photo : Google Earth Le procureur mentionne que l'accusé s'est ensuite débarrassé de son couteau avant de se barricader dans la chambre. Il rappelle que les caméras de surveillance du refuge ont capté l'individu en train de disposer d'un sac poubelle et d'un sac à dos dans l'aire du couloir réservée au dépôt des ordures. Me Canton conclut que la victime était bien intoxiquée, mais que rien ne prouve que l'accusé l'eût été également. La juge Kelly Byrne, de la Cour supérieure de l'Ontario, présentera ses instructions aux jurés vendredi.un tragique accident
et que son client n'a jamais eu l'intention de la tuer. Mon client s'est disputé avec elle au sujet de leurs filles dont les grands-parents maternels avaient obtenu la garde et qu'elle est entrée dans une rage incontrôlable
, explique l'avocate Kristen Dulysh.Cette affaire défie toute logique
, poursuit Me Dulysh. La mort de Tracy est un horrible accident qui découle d'une lutte sous l'influence de la drogue
, dit-elle.
une vie normale jusqu'à temps qu'elle ne vire au chaos
, à cause de leur dépendance au fentanyl, au crack et à la méthamphétamine en cristaux.tous les jours
avec elle.une tête forte et bruyante
et Kenneth Bellamy, un résidant tranquille
.
Ce sont les vidéos de surveillance de la Couronne qui ont ressuscité ses facultés
, assure-t-elle.
Il l'aimait et il ne voulait que la désarmer
, dit l'avocate. La victime a été atteinte au visage au cours dans leur lutte.
Il a expliqué qu'il voulait appeler à l'aide, mais il s’est évanoui sous l’effet de la drogue
, poursuit-elle en ajoutant qu'il s'était aperçu que Tracy était morte dans la douche lorsqu'il a repris connaissance.
Le médecin a précisé que ses blessures n'avaient pas été infligées avec puissance, mais plutôt avec une force modérée
, déclare-t-elle. L'idée que mon client ait cloué la victime sur le lit ne reflète pas les explications du pathologiste.
Il n'a pas tenté d'effacer les traces de l'accident, il voulait s'enlever la vie, parce qu'il avait perdu Tracy.
Arguments finaux de la Couronne
vicieusement attaqué la victime
alors qu'elle se trouvait sur le lit, probablement le soir du 29 juin 2023, un jour avant sa reddition.En aucun cas Tracy n'aurait pu s'infliger 19 blessures au visage et encore moins se lacérer la veine jugulaire
, dit-il aux jurés en leur demandant d'utiliser logique et gros bon sens
.
Ses blessures aux poignets et aux mains montrent qu'elle s'est défendue durant la lutte
, mentionne-t-il.
mensonges, de contradictions et d'incohérences
. Il l'accuse même de très bien se souvenir de ce qu'il a fait, peu importe s'il était intoxiqué ou non.Il a fabriqué toute cette histoire d'accident avec des exagérations insensées afin d'en tirer des avantages pour lui-même
, déclare le procureur en qualifiant l'accusé d'avoir été lucide, malhonnête et hostile
.
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